Ne manquez pas la parution du dernier ouvrage de Jean-Paul AImetti, Président d’honneur de l’Adetem ! 

Extrait de l’introduction « … L’objectif de ce manifeste n’est pas de remettre en question les applications vertueuses de l’IA et d’un ensemble de techniques qui s’y rattache, dans tous les domaines où on dispose de volumes impressionnants de données numérisées, en perpétuelle croissance. Il ne s’agit pas, non plus, d’un exposé rigoureux, faisant référence aux nombreux travaux scientifiques et ouvrages sur le sujet.

Nous avons plutôt souhaité résumer quelques réflexions, sous forme d’aphorismes issus de nos expériences complémentaires en matière de statistique et de modélisation dans de nombreux univers dont le marketing, la gestion des entreprises et l’économie. …

Pour compléter les aphorismes, une seconde partie permet d’approfondir quelques notions indispensables, illustrées d’exemples simples. ….

En résumé, ce manifeste n’a d’autre ambition que de proposer un ensemble de billets d’humeur incitant réflexions et questions. »

Exemples d’aphorismes du chapitre IA ET LIMITES DU BIOMIMETISME :

Pour reconnaitre un chat, il suffit à un enfant de 3 ans d’en approcher 3, alors qu’un algorithme doit analyser des milliers d’images de chats.

Les techniques d’apprentissage automatisé reposent généralement sur des améliorations de formules mathématiques grâce à des applications itératives de modèles, sur un très grand volume de données.

Contrairement aux annonces trompeuses de certains médias ou de prétendus gourous, elles sont très différentes des mécanismes d’apprentissage pour un être humain.

Ainsi, le mécanisme d’apprentissage chez l’enfant est très perfectionné, car il intègre des dimensions émotionnelles, cognitives, tactiles et des connexions innées, à la suite de milliers d’années d’évolution.

L’IA est encore loin de simuler un tel apprentissage.

L’IA n’imite pas plus le raisonnement humain que les avions ne volent en battant des ailes

La construction d’un avion s’inspire des lois de l’aérodynamique bien au-delà de celles qui régissent le vol d’un oiseau

Un médecin diagnostiquant une maladie se fonde sur son expérience et quelques statistiques. En aucun cas son cerveau ne peut analyser  des milliers d’observations et utiliser un modèle explicatif traitant des millions de données, sans l’aide d’un ordinateur.